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Sylvie Fortier: La carte cachée du Phoenix

Les propriétaires de la nouvelle organisation du Phoenix de Sherbrooke voulaient s’entourer de gens compétents et ayant du vécu dans la LHJMQ pour démarrer la concession sur de bonnes bases. Le groupe de Jocelyn Thibault a décidé de faire confiance à Sylvie Fortier, la seule femme à occuper un poste de directrice des opérations dans le junior majeur québécois.

samedi, août 18, 2012

Les propriétaires de la nouvelle organisation du Phoenix de Sherbrooke voulaient s’entourer de gens compétents et ayant du vécu dans la LHJMQ pour démarrer la concession sur de bonnes bases. Le groupe de Jocelyn Thibault a décidé de faire confiance à Sylvie Fortier, la seule femme à occuper un poste de directrice des opérations dans le junior majeur québécois.

Il faut dire que Mme Fortier connaît le tabac de la LHJMQ. Elle en est à sa 3e formation différente dans le circuit Courteau après des passages à Baie-Comeau et à Drummondville. Cette aventure qu’on pourrait pratiquement qualifier d’histoire d’amour avec le hockey junior a débutée en 2000 avec le Drakkar. Nièce du vénérable « M. Nordiques » Marius Fortier, elle ne se voyait pas travailler dans un bureau administratif chez Desjardins toute sa vie.

« Ça faisait 20 ans que je travaillais chez Desjardins. Tous les cinq ans, il se passe quelque chose dans ma vie, donc j’ai pris tranquillement du galon à la Caisse mais j’avais l’impression d’avoir atteint le maximum. Je me cherchais un nouveau défi et chaque fois que j’allais voir un match du Drakkar, j’étais certaine qu’un jour je travaillerais pour l’équipe. Dans ma tête, c’était clair. L’occasion s’est présentée et  puisque j’avais de l’expérience en gestion financière, en marketing et en ressources humaines, on m’a donné le poste de directrice des opérations. J’ai tout de suite adoré ça, parce que je déteste le travail monotone. Et gérer les opérations d’une équipe de hockey, c’est loin d’être monotone! », mentionne Sylvie Fortier, en riant.

Relancer une équipe pour une 2e fois

Il s’agit d’un second mandat de première importance dans la carrière de Sylvie Fortier, relancer une équipe de hockey junior. Ce fut le cas au milieu des années 2000 avec les Voltigeurs de Drummondville, une équipe en sérieuse difficulté et menacée de déménagement. Un nouvel organigramme administratif chez les Voltigeurs a tout changé jusqu’à la conquête de la Coupe du Président en 2008-2009. Dorénavant, on parle des Voltigeurs comme une équipe très solide, crédible et bien ancrée dans le Centre-du-Québec.

« À Drummondville, je considérais que tout était vraiment en place. Les assistances aux matchs étaient bonnes donc je me disais que j’étais prête pour autre chose puisque je suis une fille de défi. »

À Sherbrooke, un combat différent parce que les gens se souviennent du départ précipité des défunts Castors en 2003. Depuis ce temps, la LHJMQ a beaucoup changé et Sylvie Fortier se dit convaincue que cette fois-ci, ça va fonctionner.

« Tout part par la crédibilité des actionnaires. C’est un groupe très impliqué dans le milieu. Ça m’a beaucoup interpellée. Dès la 1ère rencontre, c’était clair que mon avenir se passerait ici », explique Mme Fortier.

En se voyant confier un tel mandat, s’attendait-elle à autant de travail, un an avant le début du Phoenix en septembre 2012?

« Je pensais que ce serait du travail, oui, mais jamais autant que ça. Ce n’était pas seulement de mettre en place un club de hockey, c’était aussi planifier des rénovations importantes de 4,5 millions de dollars. Ça m’a demandé énormément de temps, mais ce fut très enrichissant. C’est beaucoup de travail mais c’est très valorisant. Les gens sont contents du retour du junior majeur ici et sont aussi heureux de voir le travail réalisé dans le Palais des Sports. Les gens auront une des meilleures vues sur la patinoire dans toute la ligue », poursuit-elle.

Selon Sylvie Fortier, le Phoenix avait besoin d’expérience pour pouvoir mener à bien le projet. Parce que depuis le départ des Castors, bien des choses ont changé.

« Je suis convaincue que pour une nouvelle organisation, c’est difficilement atteignable si tu n’as pas quelqu’un d’expérience en arrière de ça. Il y a tellement de choses à penser. Il n’y a pas seulement l’aspect marketing, c’est aussi tout ce qui concerne les relations avec la ligue, les médias, la ville, les partisans, les partenaires. Plus ça avance, plus il y a de contraintes et de règlementation et il faut s’assurer de mener à bien toutes ces petites choses-là. Mon expérience des 12 dernières années m’a aidé, c’est certain, mais je remercie les actionnaires qui m’ont donné carte blanche pour gérer tout ça. »

Sylvie Fortier ne sait pas où elle sera dans cinq ans. Sera-t-elle mûre pour la retraite ou un nouveau défi?

« Je n’en ai aucune idée! Chose certaine, je ne rajeunis pas! Au moment où on se parle, je suis très heureuse dans mes fonctions actuelles. Je me suis installé en Estrie, j’aime le coin. Quand tout sera bien rôdé dans les prochaines années, on verra. Tout ce que je veux, c’est qu’avant de partir, je veux que le Phoenix connaisse du succès sur la glace et au troisième étage. Et je veux que ce succès se maintienne pour plusieurs années », conclut-elle.

Le Phoenix aura amplement le temps de bien se préparer à sa saison qui débutera le 21 septembre puisqu’il jouera 8 parties préparatoires. La 1ère a lieu dès vendredi avec une visite à Drummondville. Le lendemain, les Voltigeurs rendront visite aux hommes de Judes Vallée dans un 1er match officiel au « nouveau » Palais des Sports Léopold-Drolet de Sherbrooke.

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